November 15, 2018

Depuis plusieurs semaines les mauvaises nouvelles s’accumulent avec plusieurs annonces de l’interdiction de la pratique de kitesurf sur divers sites : « Les Dosses » à Port Barcarès, « Piemansson » en Camargue, « le Banc d’Arguin » sur le bassin d’Arcachon etc… On peut ajouter à ces fermetures la menace qui plane sur « Beauduc » et sur « le Jaï » ! Le problème n’est pas nouveau, souvenez-vous des même menaces sur les spots de Fréjus ou de l’Almanarre il y a quelques années.

Il y a plusieurs raisons à ces menaces et contrairement à ce que certains peuvent dire, ce n’est pas parce que le kitesurf est dangereux. Ce serait trop simple et de toute façon le kitesurf n’est pas un sport dangereux mais un sport à risque, la différence est de taille et nous reviendront sur le sujet plus tard.

Les raisons sont multiples :

  • Le kitesurf est un sport nouveau et tout ce qui est nouveau fait peur : la néophobie est très présente chez l’être humain et l’arrivée d’une nouvelle activité sur les plages fait peur aux élus comme aux autres usagers de la plage
  • Certains kitesurfeurs ont des comportements à risque ou qui ne respectent pas les autres usagers de la plage. On a tous une anecdote avec un kéké du spot qui envoie des jumps avec des réceptions à 20 cm du bord, qui déroule ses fils entre les serviettes ou encore qui navigue en dehors des zones négociées avec la municipalité !
  • Le kitesurf est un sport facile certes mais qui doit être appris en école. En effet, quand on débute seul les erreurs peuvent couter cher. Débuter en 10m² mal gonflée dans un vent rafaleux de 20 à 40 nœuds équivaut à partir droit dans une noire en ski alors qu’on maitrise à peine le chasse-neige !
  • En France les associations écologiques qui cogèrent les plages ont comme idéologie de défendre toutes les espèces vivantes sauf l’espèce humaine. Pour eux, la seule présence de l’homme est une pollution. Cet intégrisme a colonisé toutes les instances et experts écologistes qui sont consultés par nos élus
interdit

interdit

Dans tous les cas, à chaque fois qu’un spot est fermé, c’est de notre faute !

Reprenons point par point les raisons des fermetures de spot :

  • Le kitesurf est un sport nouveau et nous devons le faire découvrir au grand public. C’est le rôle de chacun. Nous devons arrêter de dire que c’est un sport extrême et dangereux. C’est faux ! C’est un sport à risques comme l’est le ski, le vtt ou encore le surf ou la planche à voile. Pas plus, pas moins. En vélo, on peut partir en balade avec sa petite famille sur une voie verte mais on peut aussi s’élancer dans des pentes folles ou sur des aires de street et là ça devient du sport extrême ! C’est la même chose pour le kitesurf. Quand le thermique est calé à 18 nœuds side-shore et que l’on fait des allers retours paisible avec ses potes, est-ce du sport extrême ? Alors oui c’est sûr que si on présente le kitesurf comme un sport dangereux et extrême que l’on maitrise, on passe pour un super-héros auprès des filles mais la vérité est ailleurs comme disait Fox Mulder. Nous médias sommes les premiers à commettre cette erreur en diffusant les vidéos de Jacobsen, Lenten et autre MegaLoop !
  • Même avec des centaines de radars et des milliers de gendarmes en bord de route, il existe encore des automobilistes avec un comportement dangereux et irresponsables. Nous (la communauté des pratiquants de kitesurf) devons négocier avec les municipalités pour que le kitesurf prenne sa place sur les plages. Nous sommes nouveaux sur les plages et nous ne pouvons pas faire comme si nous étions uniques. Nous avons besoin d’une zone de pratique, mais les planchistes, les nageurs, les plagistes, les surfers, les oiseaux aussi ! Quand ces zones sont négociées il faut évidemment les respecter et c’est à nous d’écarter les irresponsables. A l’Almanarre par exemple, une zone a été négociée avec la mairie et le club local HKA a embauché une Beach Marshall pour indiquer aux kitesurfers de respecter ces zones. C’est à ce prix-là que nous arriverons à faire exister le kitesurf sur les spots.
  • Répétons-le jusqu’à manquer de salive, le kitesurf doit être appris en école impérativement ! Quand j’étais moniteur, je commençais toujours mon stage avec cette phrase « Je ne vais pas vous apprendre à faire du kitesurf, je vais vous montrer tout ce qu’il ne faut pas faire afin que vous puissiez continuer votre apprentissage seul sans risques ! » La FFVL, les organisateurs de compétitions, de journées d’essais doivent à chaque fois intégrer les écoles locales pour faire des baptêmes et répéter à l’envi que le kitesurf n’est pas dangereux mais doit s’apprendre en école !
  • On ne va pas militer dans les associations écologistes mais on doit être présent dans les négociations, dans les réunions, dans les comités etc… en un mot on doit faire du lobbying pour limiter les effets néfastes de cet intégrisme !
tarifa

Pour Tarifa, le kitesurf n’est pas un problème mais une chance pour l’économie !

Pour réussir il faut du monde, il faut de la présence sur les spots, les réunions, il faut être nombreux et être écoutés. Pour cela nous devons nous regrouper en club, nous fédérer et donc prendre la licence en masse. On peut discuter sur l’assurance (et c’est un dossier que kitenews.fr va ouvrir prochainement)ou sur l’intérêt d’une fédération mais si nous kitesurfers voulons encore avoir des spots de pratique, nous devons avoir des clubs avec des centaines de membres ! Que peut faire un président de club, de comité départemental ou de ligue s’il ne représente qu’une dizaine de pratiquants ? Les anticonformistes, complotistes, zadistes et autres soi disant défenseur de la liberté individuelle vous diront que prendre sa licence ça ne sert à rien c’est comme voter et que de toute façon le kitesurf est un sport libre et on ne doit pas réglementer les spots etc… Laissons les vivre dans leur utopie et retroussons les manches et allons voir tous les kitesurfers sur tous les spots de France avec un seul mot : licenciez-vous dans le club local !

Il n’y a pas d’autres alternatives, plus nous serons  nombreux ET fédérés plus nous pourrons faire le contre poids et du lobbying auprès des élus !

Jeff Valet

Jeff Valet

24 Comments

  • Répondre
    8 juin 2015

    Salut,
    Je pense que le terme d' »intégriste » n’est pas bien choisi. Il établi en parallèle avec les intégristes religieux et je pense qu’on est quand même loin de l’horreur des fanatiques religieux, et que les motivations sont différentes. Si on arrive dans une réunion en les traitant d’intégristes on ne mets pas toutes les chaces de notre côté.
    Lorsque les écologistes radicaux pensent que la seule présence de l’être humain est une nuisance pour les animaux, ils ont raison, on ne va pas les contredire sur ce point là.
    En revanche, ce qu’on peut leur opposer c’est que les écologistes resteront une minorité si on ne permet pas aux humains de sortir des villes pour contempler les espaces naturels. Et le kitesurf est une activité qui permet la contemplation de la nature au même titre que la marche à pied, le VTT ou le surf. C’est facile de trouver des photos de kiteurs avec des dauphins ou face à une ile sauvage pour leur montrer cet aspect là du sport. En bref, il faut faire en sorte que lorsqu’un écologiste pense kitesurf, il pense à un sport comparable à la marche à pied ou au VTT plutot qu’à un sport qui se rapproche du jet-ski ou du wakeboard. Et c’est vrai que les marques avec les déco bariolées nous aident pas sur ce point-là.

    • Répondre Jeff Valet
      Jeff Valet Author
      8 juin 2015

      Salut Fred, entre dire que l’homme est une nuisance pour la nature et demander l’arrêt de toutes activités humaines, il y a un gouffre que certaines associations n’hésitent pas à franchir. Ils arrivent bien dans les réunions en disant que nous sommes nuisibles et dangereux !!
      Non les écolos dont je parle hurlent si on leur présente une photo de kitesurf avec un dauphin, je te l’ai dit, en préambule de toute discussion ils pensent que l’être humain est indésirable. Si c’est pas ça la définition d’intégristes !

    • Répondre
      seb
      9 juin 2015

      A la Réunion on est bien au fait de l intégrisme « Radical » des écolos et de tout le cortège d’aspirants…maintenant c’est terminé: plus personne à l’eau c’est INTERDIT et on joue aux dominos. Le problème est réglé: les animaux sauvages qui pullulent sont déifiés et les surfeurs sont considérés comme des intrus dans un milieux naturel hostile qui n’appartient qu’aux poissons. Eh oui on vit une époque d’austérité dans tous les domaines…Ah, si on était né dans les sixties…

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    Pierre
    8 juin 2015

    Hey je suis kitesurfeur et plutot écolo et j’ai envie de bondir que je lis que les asso écolo sont intégristes !! On fréquente les mêmes spots de kite et vous avez forcément vu des déchets lié directement au kite dans le sable. A Beauduc il y a encore 3 semaines, on ramassait des morceaux de néoprenes, bouts de lignes, des papiers /etiquettes de kite tout neufs, matos cassé… sans parler de certains kiteurs qui laissent trainer des déchets communs au vent après un séjour sur la plage et/ou qui jettent leur déchet dans le container plein a craquer et au vent plage nord! (p*tain ça coute quoi de ramener ses déchets aux salins et de les mettre dans un container fermé? Au passage j’ai choppé des suisses qui ne se serait pas permis ça chez eux … ). Le comportement de certains kiteurs est aussi mauvais sur sur l’eau que sur la plage … ne vous voilez pas la face ! Toutes ces interdictions me font aussi chier, mais si ça permet d’en faire réfléchir qquns ça sera un mal pour un bien!

    Et pour ce qui est des écoles …. certaines ne prennent même pas le temps d’apprendre les bases à leurs éleves: les regles de base de sécu au décollage et l’atterrissage sur la plage et la nage tractée … car il faut que ces messieurs dames puissent tapper des bords dès 2h de cours … à méditer

  • Répondre
    8 juin 2015

    Entierement d’accord,
    Combien de morts en baignades, hydrocutions, jetskis, plaisanciers, pêcheurs à pied etc…
    la mer c’est dangereux ta ta ta !
    il va malheureusement penser à des flics maitres nageurs pour virer les blaireaux sur les spots
    et des heures fixes de ride pour juillet aout ou un permis de kitesurf à points( ça pourrait faire bosser les écoles)

  • Répondre
    José
    8 juin 2015

    le Kite est un sport à risque et dangereux pour les autres, baigneurs et autres usagers de la plage (surfeur, planchiste, …) .
    les habitants du jai ont pété un plomb parce qu’ils en avaient mare de récupérer les ailes dans leurs jardins qui arrivaient à 50 KM/H. je n’excuse pas la violence attention
    en Wing suit, on prend des risques bien plus importants mais au pire on atterrit dans une falaise, en moto c’est pareil.
    le kite ca fait peur et les gens aux alentours n’ont pas à assumer ces prises de risques.
    c’est la la différence.
    le kite a trop d’aléa qui ne peuvent être maitrisés par les pratiquants.
    un kiter n’est pas plus con qu’un autre, il fait juste chier.

    et s’inscrire dans un club Kite pour pouvoir se défendre contre le mouvement écologique la c’est énorme !!!

    • Répondre Jeff Valet
      Jeff Valet Author
      8 juin 2015

      José, le kite n’est pas plus dangereux pour les autres que le vélo par exemple ! Descend une rue piétonne noire de monde à plus 30km/h et tu verras si tu n’es pas dangereux ! C’est ce que je dis dans l’édito, le kite devient dangereux par les excès des pratiquants. Quand au Jaï je n’y vais pas assez pour savoir si le nombre d’ailes dans les jardins étaient élevées. Cela dit quand une aile en tissus et structure gonflable se crash contre un mur, le mur n’a pas mal. On en revient quand même à la même problématique : les comportements excessifs de certains ne doivent pas être subi par l’ensemble des pratiquants. Ce voisin du Jaï qui a frappé un kitesurfer, il a fait un geste répréhensible et pourtant tous les habitants du Jaï ne sont pas puni non ? Quand à ta dernière phrase, je n’ai pas dit ça, j’ai dit que nous devions être nombreux pour faire pression auprès de tout ceux qui veulent l’arrêt de la pratique de notre sport

    • Répondre
      PhR05
      20 mars 2016

      on peut aussi rajouter que le kite est une activité … envahissante : si en bien des points c’est comparable à la planche, sur le spot, il leur faut de plus en plus de place, même si la majorité respectent un comportement de savoir-vivre … mais sur un lac comme Serre-Ponçon en haute saison, ça devient critique …

      • Répondre Jeff Valet
        Jeff Valet Author
        21 mars 2016

        Un débutant en kite prend plus de place qu’un débutant en planche. Mais un kitesurfer ne prend pas plus de place qu’un windsurfer sur l’eau ! Par contre si le nombre de pratiquants augmente …

  • Répondre
    Gildas
    8 juin 2015

    Excellent article ! Depuis 11 ans ici, à arcachon nous défendons nos spots, avec succès auprès des mairies. L’ecologie est une bonne chose dans l’ensemble, mais certains extrémistes locaux, appuyés par des bureaucrates déconnectés et rétrogrades nous mènent la vie dure… donc comme le dit Jeff, rejoignez les clubs et défendons nous !

  • Répondre
    dom
    8 juin 2015

    bravo pour ton article
    juste une remarque : ç’est bien le hka qui choisit son ou sa beach marshall mais ç’est la mairie qui la paye
    dom du cd HKA

  • Répondre
    dom
    8 juin 2015

    bon je n’avais pas lu les commentaires donc je repost :je suis écolo mais je suis completement d’accord avec jeff a propos du terme intégriste écolo que j’emploie depuis longtemps
    je vous donne un seul exemple : il ya bien longtemps le kitesurf n’était pas encore né mais le windsurf débutait eh bien un certain « professeur » habitant de la presqu’ile de giens ( haut lieu s’il en est des sports de glisse) voulait l’interdire devinez pouquoi parce que l’eau salée dégoulinant des voiles détruisait la végétation une fois la nav effectuée
    au fait bonne nouvelle les flamants roses sont toujours là : ils s’en foutent de ce qui se passe sur la plage

  • Répondre
    Nicolas
    8 juin 2015

    Ça me rappelle étrangement les débuts du parapente…
    La FFVL, les clubs, les écoles, les pratiquants ont tous leurs rôle à jouer pour organiser la pratique en cohabitation avec les autres usagers, les riverains et la nature. Il suffit d’un mouton noir pour ébranler cette cohabitation souvent bien fragile à ses débuts.
    La communication est primordiale !

  • Répondre
    Ceiss
    9 juin 2015

    Merci pour l’article. Ce n’est pas l’humain qui est dangereux pour la nature, c’est ce qu’il produit.
    Du coup, on aimerait mieux voir les écolos plutôt mobilisés autour des centrales nucléaires qui rejettent de l’eau chaude dans les rivières, faisant crever la faune et la flore, ou nous parler des nitrates déversés dans ces mêmes rivières à cause de l’épandages des engrais dans l’agriculture, ou bien encore nous parler de la pollution de l’air à cause des usines infâmes qui empuantissent des villes entières, ou des immeubles dégueulasses qui se construisent le long de la mer, défigurant les côtes françaises.
    Mais non, on vient faire la leçon au kitesurfer avec sa planche en bois et son aile silencieuse, qui ne produisent aucune pollution auditive, atmosphérique ou environnementale, en leur demandant de dégager. A ce moment-là, il faudrait virer tout le monde et interdire carrément l’accès aux plages. Quand on voit tous les déchets qui terminent sur les plages chaque été, est-ce qu’on fait aussi la chasse aux touristes ? Non, parce qu’économiquement (et c’est bien là qu’est la clef), ces gens sont utiles quand il s’agit de faire du fric. Et c’est là que les écolos se trompent de cible !
    Je suis kitesurfeuse depuis 10 ans. Avant de démarrer en kite j’ai été formée à tout ce qu’il ne faut pas faire, et j’ai appris à respecter des impératifs de sécurité de base avant même d’aller dans l’eau (par exemple et au minimum ne jamais décoller ou jouer avec une aile avec des personnes sous mon vent, et ne jamais naviguer en off). Chaque débutant devrait comprendre qu’avec ce sport à risque il s’agit, comme dans tous les sports d’ailleurs, de pas mettre la charrue avant les bœufs.
    Du coup, il me semble que se fédérer autour des écoles qui gravitent autour de son spot préféré serait plutôt malin. Déjà parce que celles-ci sont censées être à la base de toute une éducation à transmettre aux débutants aux prémices de leur apprentissage, et aussi de mettre en pratique de vraies échanges pour continuer à instaurer et améliorer les pratiques sur le spot tout proche, jusqu’à se fédérer entre pratiquants locaux pour défendre la plage où chacun pratique le kitesurf depuis toujours.
    Qu’on soit clair, il y aura toujours un blaireau pour débarquer et prendre des risques, mais la majorité d’entre nous est respectueuse, et de la nature comme des autres pratiquants et des spectateurs qui trouvent majoritairement que le kitesurf est superbe, et qu’il n’entachera jamais autant la nature que tout ce qu’on peut voir émerger sur et autour des plages ces dernières années…

  • Répondre
    AA
    9 juin 2015

    Un très bon article.

    Pour aller plus loin, ayant vécu quelque temps en Australie,
    il est intéressant de voir les pratiques anglo-saxonnes, qui en général privilégient le pragmatisme.

    Certains spot sont interdits aux pratiquants qui ne sont pas licenciés/assurés, cela permet
    1- de limiter un peu le nombre de pratiquant sur les spots bondés.
    2- rassurer les riverains en montrant une certaines conscience
    3- créer des communautés un peu plus grande de kiters pour réfléchir aux problématiques et trouver des solutions avec les riverains, les élus, etc..

    un bon exemple est ce que fait la SAKSA (South Australia Kite Surfing Association)
    Avec des zones libres, des zones restreintes et des zones interdites

    Les membres reçoivent un tag avec une couleur par année à accrocher sur le harnais ce qui permet de repérer facilement qui est en règle ou non.

  • Répondre
    Pierre
    9 juin 2015

    Un argument de plus pour tenter des rapprochements avec la FFV qui a bien plus de poids et de contacts nationaux et locaux d’influence que la FFVL…

  • Répondre
    Mat
    9 juin 2015

    Je suis pratiquant depuis 10 ans maintenant dans le sud-ouest.
    Ce que je constate et qui me fait dire que tout ce papier est un peu peine perdue, c’est que je connais un grand nombre de licenciés de grands clubs dans notre région, qui sont les premiers à bafouer les règles de sécurité et de civisme envers les autres usagers des plages.
    On va prendre l’exemple d’une dizaine de kitesurfers, licenciés d’un grand club, qui arrivent sur une plage océane en pleine après midi pour faire un down-wind vers chez eux : hé bien c’est gens gréent leurs ailes sur les serviettes et posent leurs lignes et décollent leurs ailes en plein milieu des gens et des enfants…… tout en les envoyant chi** si jamais quelques remarquent leurs étaient adressées !!!!!

    Ce n’est pas de gens licenciés qu’à besoin cette discipline, mais de bon sens et de Respect !! commençons par là !!!

  • Répondre
    Michael
    12 juin 2015

    Le positif dans tout ça c’est que le kite ne prend pas une ride! Plus de 30 ans après sa création le kite est toujours un sport nouveau!
    Pour moi ce n’est qu’une question d’argent.
    Arrêtons de se voiler la face!
    Quand je vois que n’importe qui, peu louer un voilier côtier partout en France, sans permis , alors que le côtier est bien plus dangeureux que le grand large, se mettre en danger et tout autant les autres usagers autour, plus ceux qui doivent mettre leur vie en danger pour les secourir, mais puisque les gens payent , ils peuvent faire n’importe quoi… ce n’est pas une liscence qui changera les choses si le comportement de tout le monde reste tel qu’il est.

    Je vois juste de plus en plus de praticants qui n’amènent pas d’argent dans les caisses des clubs, des fédérations et de l’état… arrêtons de tourner autour du pot et de chercher des excuses bidons pour interdire tel où tel pratique sous prétexte que cela fait peur aux gens où que certains font n’importe quoi. L’écologie, j’y suis très sensible, mais quand je vois qu’à 10 km de beauduc existe un des site les plus pollué de France avec la raffinerie… j’ai un peu l’impression que l’ont nous prend pour des cons, car eux paye pour polluer!
    Tous les jours je ramasse des ordures où du pet qui traîne sur l’eau, les plages où à terre, en Suisse où en France. Le problème ce n’est pas juste une minorité de kiteux qui font n’importe quoi mais que la majorité des gens s’en foutent et ne sont pas éduqué à respecter des choses simple et évidente qui nous entourent!
    Quand nous voyons l’état de la mer en général, les ordures qui y traînent et ce qu’elle nous renvoie sur les plages, c’est vraiment facile de punir les kiteux sous prétexte que ça fait peur et qu’ils font n’importe quoi.
    Rajouter un container à ordure à beauduc les weekends de grosse afluences pour que la grande majorité puisse respecter le lieu, c’est pas la mer à boire!
    Mais malgré tout cela je suis tout à fait d’accord de payer si l’argent est utilisé à des fins utiles pour protéger le lieu et sensibiliser. Mais je ne payerai pas pour qu’un bureaucrate déconnecté s’en mette un peu plus dans la poche.
    A bon entendeur : Je suis prêt à défendre le kite et à y donner de mon temps mais à condition que l’ont arrête d’interdire pour interdire en se cherchant des excuses, sans chercher des solutions simple qui peuvent être profitable à tous. Ayons une visions globale des enjeux, et là, nous pourrons travailler tous essemble pour défendre un des sport les plus respectueux de l’environnement!

    • Répondre
      adam franck
      15 juin 2015

      le jour ou les congés payés ont livré les plages sauvages au tourisme de masse je crois que c’est la que la nature a pris une grosse claque écologique alors je crois que cette histoire (en tous cas a FREJUS)est + un problème de cohabitation sur des plages surpeuplées ou la place de matelas vaut de l’or.
      A Fréjus nous sommes au bord d’un site NATURA 2000 et c’est principalement parce qu’un notable c’est mis au kitesurf avec son fils que l’on a fini par avoir une zone de kite grâce aux influences politiques
      Au début les CRS nous piquaient nos planches pour nous remonter les bretelles au poste de secours

  • Répondre
    ben
    15 juin 2015

    kiteux depuis une bonne dizaine d’années, j’ai exploré les spots francais du nord au sud et sincèrement ca ne m’étonne pas une seconde que vos préfets et autres élus sudistes vous mettent des batons dans les roues !

    je rejoins l’idée que le kite n’est pas plus dangereux que d’autres sports de glisse mais les conditions de nav du sud ( plages rikiki et vent jamais tres stable / voir en mode yoyo 15 – 40 knts + touristes et kéké a la pelle ) font de vos spots les plus dangereux que je connaisse !! on y compte meme plus les accidents et incivilités… bref c’est une bonne chose que cette « claque » administrative !

    peut etre que les blaireaux, parigots et autres bouseux ki kitent 2 fois par an lâcheront l’affaire ou iront rider a l’étranger permettant un ride plus serein dans vos contrées…

    d’ici là venez rider dans le nord, vous y trouverez des plages longues, sécurisantes, un vent souvent stable et des spots vides de tout kéké, car c’est bien connu, le kéké attire le kéké et chez nous on l envoi vite chier !!

    • Répondre
      Ronan
      28 juillet 2015

      Bravo la mentalité Ben, sous prétexte que l’on est parisien on est pas digne de faire du kite !!!

  • Répondre
    4 août 2015

    Bonjour,

    Difficile de réagir à tout ce qui a été écrit…
    J’imagine que Ben qui tient des propos un peu simplistes ne considère pas les Côtes D’Armor comme le Nord ce qui montre qu’avoir rebaptiser les anciennes « Côtes du Nord » a porté ses fruits.
    Ici la taille des spots n’est pas toujours au rendez-vous et les interdictions fleurissent, que ce soit pour protéger les touristes et alors que la zone de baignade est utilisable par l’école de surf locale qui génère c’est certain une économie palpable mais sans réfléchir à demain, le spot de Trestraou sature déjà côté surf…
    Interdiction estivale donc alors que l’école de voile donne sur la plage, que le directeur du centre nautique est un kiteux des débuts avec les premières Wipika 2 fils…

    A Trégastel interdiction quand l’école de voile enseigne, allez-y les gars privatisez la mer…..

    A Saint Sauveur alors que là aussi il y a un centre nautique interdiction parce que les plaisanciers ont peur de se faire rayer leurs bateaux qui pour une grande partie diluent doucement leur antifouling tout au long de l’été pour quelques navigations estivales….

    Alors pour moi c’est un chenal pour sortir, tu ne le respectes pas on te sanctionne j’accepte mais pas d’interdiction !!!!!!!

    Ceux qui débutent doivent bien sûr s’affûter dans des lieux qui s’y prêtent.

    Alors je ne sais pas si m’affilier au club local pourrait vraiment changer quelque chose mais mon avis, simpliste aussi, c’est qu’il ne faut pas toucher à mon espace de liberté et que si j’estime que je peux pratiquer le kite en respectant les autres usagers et leur sécurité je braverai les interdictions au risque j’en ai conscience de rendre nos décideurs encore plus cons.

    De toute façon tant qu’on sera gouverné par des vieux les décisions seront prises pour les vieux et c’est un cinquantenaire qui l’écrit…. Le champ de nos libertés rétrécit chaque jour et je ne suis pas prêt à l’accepter….

    Yann

    • Répondre
      TheFlyingFrench
      8 avril 2018

      C est sans doute la ou c est interessant : mettre la ffv face a ses responsabilités (encadrement formation sport olympique … ) et associer les pratiques nautiques dans les centres 😉

  • Répondre
    7 septembre 2015

    Bjr,

    le meilleur article que j’ai lu.

    Cordialement