September 22, 2017

L’IFREMER (Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer) vient de publier un article dans leur revue interne appelé « Impacts des sons, fréquences, intensité, ultrasons dispersés dans les zones pélagiques ». Ils y présentent les résultats d’une longue étude sur les conséquences de l’émission des sons et d’autres fréquences de différents engins de navigations, commerciaux, pêches et loisirs sur les ressources halieutiques.

Le centre de recherche avait été sollicité il y a 4 – 5 ans  par le CNPMEM (Comités National des Pêches) dont certains de ces membres, pécheurs professionnels propriétaires de bateaux à palangre ou de chalutier, avaient constaté une forte chute des prises et tonnages et ce, bien en deçà des quotas européen.

L’IFREMER a pu établir une corrélation entre l’émission de hautes fréquences propagées par, je cite  « les foils montés sur des supports servant à la pratique aérotractée » et la fuite des poissons et particulièrement certaines espèces sensibles comme les dorades, sardines, maquereaux et cela même à longue distance…

La Ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, Ségolène Royal, a demandé en début d’année aux préfets maritimes d’interdire par ARRETE N° 2017/020 Réglementant la navigation et les activités maritimes dans les eaux territoriales bordant la « Sous-zone 37.1 Méditerranée occidentale » (donc dans le bassin méditerranéen) l’usage et la pratique des foils quels qu’en soit le support, Flying Phantom et autres 49ner … mais aussi le kitefoil ! Ce principe de précaution restera appliqué jusqu’à ce que les ressources réinvestissent les zones de pêche ou qu’une contre étude prouve l’innocuité de ces émissions.

C’est une très mauvaise nouvelle pour notre sport, qui risque de créer un fort préjudice à toute l’industrie de la filière dont les français sont devenus les leaders mondiaux…

La FFV a été saisie de cette interdiction pour trouver des solutions afin  de sortir de cette situation.

 

Christophe Salvaing

Christophe Salvaing

One Comment

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    Olivier
    1 avril 2017

    Encore une décision au nom du sacro-saint principe de précaution…