Robby Naish a donné cette semaine une longue interview au magazine de business allemand Wirtschaftswoche.

Kitenews vous en propose les meilleurs extraits … mais en français 😀

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Pour retrouver l’intégralité de cette interview, munissez vous de votre dictionnaire allemand / français et cliquez ici

 

Planche à voile : le déclin …

« Il est évident que la mode est passée, et que les gens windsurfent moins que dans les années ’80. Les planches et les voiles sont devenues de plus en plus petites et donc de plus en plus compliquées – et aussi plus chères. En agissant de cette façon, cette industrie a tout simplement effrayé beaucoup de véliplanchistes potentiels.« 

 

Stand Up Paddle.

« Le marché du paddle n’est pas vraiment en bonne santé mais loin d’être mort. Pour la plupart des gens, le stand-up n’est pas vraiment un sport (sic), mais plutôt un truc relax. Le problème c’est qu’aujourd’hui n’importe quel quincaillier ou fleuriste vends des SUP pour 300 – 400 euros ! De plus, vous n’avez vraiment pas besoin de beaucoup de savoir-faire technologique pour produire des paddles et ensuite aller les vendre sur Alibaba … Pour une marque comme nous, ce n’est finalement pas une priorité intéressante. »

 

Kitesurf.

« Actuellement, le kitesurf est notre meilleur vecteur de vente. Même si nous sommes un peu plus modeste en taille aujourd’hui que pendant la phase d’expansion, nous continuons avec une croissance à deux chiffres. »

 

Foil.

« Nous proposons maintenant des hydrofoils qui sont beaucoup plus abordables qu’auparavant autour de 1300 euros, que vous pouvez utiliser à partir de dix noeuds mais aussi qui permettent de surfer. »

 

Surfshop vs. Internet.

« Le business de la glisse devient plus difficile et Naish est une petite entreprise confrontée à un formidable bouleversement. Notre modèle de vente est a priori à contre courant du e-commerce sur internet : nous vendons des produits techniques qui nécessitent des explications et pour cela nous avons besoin des magasins.
Mais, dans le monde réel c’est internet qui génère le plus de business. Lorsque les écoles de surf et surfshops disparaissent et que les gens font leurs courses en ligne, cela prive notre sport d’une partie de son âme.
C’est dans ce contexte que je réfléchi à quoi pourrait ressembler un système de distribution idéal. »

 

Robby Naish vs. Naish Incorporated.

« Personnellement, je me vois toujours d’abord comme un athlète, le business c’est plus comme ma seconde carrière. Dans ma tête, je n’ai jamais endossé le costume de manager. Bien sûr, si j’étais meilleur businessman et plus concentré, nous pourrions avoir plus de réussite.
Mais qui décide de ce que signifie « réussir »? Je veux décider par moi-même ce que je veux faire de ma vie, c’est pour moi le luxe le plus grand. Il s’agit de trouver le juste équilibre entre gagner de l’argent et vivre. Nous n’avons jamais été les meilleurs, et nous n’avons jamais voulu être cela.  Mais le profit n’est pas ma motivation.

 

Une nécessaire mutation …

Toutes les économies d’une vie sont dans cette entreprise. Ce n’est pas une position qui est tenable à la longue ni très confortable. Par conséquent, il va y avoir des changements. Mais cela a toujours été le cas : Naish a été fondée en 1995 et nous nous sommes toujours adaptés aux nouveaux développements. » La marque est en réalité plus grande (en notoriété) que la réalité (financière).

 

Credit photo : imago

Christophe Salvaing

Christophe Salvaing

One Comment

  • Répondre
    Simon
    6 février 2018

    Intéressant, merci pour la traduction !