Les monospaces ont disparu du paysage européen remplacé par les SUV et ce que l’on a (largement) gagné en style on l’a (largement) perdu en habitabilité.

 

Pour le kitesurfer pratiquant stakhanoviste endurci et dont l’équipement ne cesse de croître en volume et quantité (twintip, surf, foils, paddles et autres tikis …), il ne reste que les camionnettes genre Volkswagen Transporter, Mercedes Viano (voire Renault Trafic pour les moins fortunés) afin de trimbaler son quiver d’un spot à l’autre. Les autres réfractaires à ces briques roulantes (…) entassent ça à l’arrache dans des breaks à la garde au toit réduite en pestant que le stabilo de leur foil ait encore bousillé le plafond …

 

Il faut admettre que de se déplacer au quotidien avec 10m ³ de fourgon d’artisan plombier n’est pas toujours pratique vu l’encombrement (en particulier le T6 dont la hauteur tangente les 2 mètres) ce qui est balo quand on veut se garer sur certains parkings interdits au plus de 1,90m, ou accéder aux souterrains en ville pour aller au resto.

 

Enfin de nombreux témoignages glanés deci-delà laissent à penser que la gente féminine goûte peu le chic de ces déplaçoirs à l’aérodynamique de parpaing. Quoique le design du Toyote surtout vu de l’avant aura aussi du mal à convaincre maman … Mébon c’est pas la question.

 

Bref à la rédaction, on a sollicité la Direction de la R&D au 54ème étage de la tour Kitenews sur le sujet, direction qui en a parlé à Toyota et au bout d’un an d’études conceptuelles la firme emblématique du soleil levant nous a proposé ça : le Tj Cruiser.

 

 

Non je déconne, on y est pour rien.

 

Son look taillé à la serpe permet de garder de la capacité dans un encombrement, un poids et une hauteur contenus et associé à des sièges qui se rabattent bien à plat dans le plancher, y compris à l’avant, il permet d’emporter des objets allant jusqu’à 3 m de long, quasiment 10 pieds : un stand up paddle de vague rentre ! (pour les SUP de Race de 12,6 pieds il faudra envisager  une version Tj Cruiser Extended 😀 ), malgré un format proche de celui d’une Toyota Auris (4,30 m de long) !

 

 

Si du côté SUV ils ont gardé les passages de roues musclés, des larges pneus (traduction pour nos lecteurs d’outre Rhône et diaspora provençale : peu-neus ) ou la garde au sol conséquente, les portes coulissantes ou l’instrumentation centrale proviennent plutôt de l’univers du feu monospace.

 

Les matériaux utilisés protègent contre les griffures et autres saletés. En revanche, rien ne précise si le sable et l’eau salée peuvent attaquer le revêtement de sol sans vergogne …

 

Coté motorisation, notre Toyota fait définitivement l’impasse sur un quelconque bruyant, fumant, claquant et polluant tourne-broche au gazoute à l’avenir derrière lui et associe donc un 2.0 litres essence avec un bloc électrique.

 

La marque mentionne même la possibilité de versions deux ou quatre roues motrices ce qui est top pour aller à Beauduc ou au col du Lautaret sans mettre les chaines (au Lautaret pas a Beauduc pfff …)

 

Pour passer commande, il faudra d’abord que Toyota se décide à le produire et l’exporter sur le vieux continent.

Le reste en photo…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Christophe Salvaing

Christophe Salvaing

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